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« C’est une idée assez dingue » : Facebook se défend d’avoir influencé l’élection américaine

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La parole est à la défense. Cible de nombreuses critiques depuis l’élection de Donald Trump, Facebook contre-attaque. Jeudi 10 novembre, son directeur général et fondateur, Mark Zuckerberg, a estimé « assez dingue » l’idée que les fausses informations publiées sur le réseau social aient pu influencer le résultat du scrutin présidentiel.

« Si vous croyez ça », a-t-il ajouté lors d’une conférence en Californie, « alors je pense que vous n’avez pas intégré le message que les supporteurs de Trump ont essayé d’envoyer à travers cette élection ». Un peu plus tôt, un cadre du groupe, Adam Mosseri, avait pourtant confié au site spécialisé Techcrunch que l’entreprise prenait « les fausses informations très au sérieux » et qu’elle tentait de « réduire leur distribution ».

« Facebook rend les fausses informations plus faciles à diffuser »

Le réseau social a fait l’objet de vives critiques depuis mardi. « La manière la plus évidente avec laquelle Facebook a permis la victoire de Trump a été son incapacité (ou son refus) de traiter le problème des canulars ou des fausses infos », a écrit l’éditorialiste du New York Magazine, Max Read, dans un billet intitulé « Donald Trump a gagné grâce à Facebook ».

Le New York Magazine donne quelques exemples de ces fausses informations : « le pape soutient Trump », « Hillary Clinton a acheté pour 137 millions de dollars d’armes illégales » ou « Les Clinton ont acheté une maison à 200 millions de dollars aux Maldives ». « Les mensonges et les exagérations ont toujours été un élément central des vraies campagnes politiques. Facebook les a simplement rendus plus faciles à diffuser », écrit Max Read.

Le magazine n’est pas le seul à déplorer cette situation. Techcrunch dénonce « un acteur démesuré », qui « façonne notre compréhension de ce qu’il se passe autour de nous ». « Il amplifie et déforme nos idées à travers le prisme d’articles sensationnalistes et souvent mensongers. Et il s’en sort en levant les mains et en lançant ‘hey, je ne suis pas un média' ».

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