Accueil / Actualité / Politique / Côte d’Ivoire: les élèves et mutins paralysent des villes

Côte d’Ivoire: les élèves et mutins paralysent des villes

45 Vues

Côte d’Ivoire: les élèves et mutins paralysent des villes

La Côte d’Ivoire est à nouveau secouée ce mardi 17 janvier par des mouvements d’humeurs de soldats et des manifestations d’élèves.

Plusieurs villes du pays se sont réveillées ce matin sous le crépitement des tirs à l’arme automatique. C’est d’abord la commune d’Abobo à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, qui est la première a enregistrer ces agitations dans l’armée à une heure du matin.

Tard dans la nuit d’hier, lundi 16 janvier, la caserne de la gendarmerie nationale dite « camp commandos d’Abobo », a tremblé sous les coups de feu. Le mouvement d’humeur, aux dires des habitants, a duré jusqu’au petit matin. Créant la psychose.

Cette situation de tension est exacerbée par des manifestations d’élèves et étudiants. Très tôt dans cette commune d’Abobo, des élèves et étudiants sont sortis comme déjà constaté la veille dans plusieurs localités du pays, pour dénoncer l’absence d’enseignants relativement à la grève des fonctionnaires. Des échauffourées ont même éclaté entre eux et des agents des forces de l’ordre qui tentaient de les disperser de plusieurs artères de la commune. Source de perturbation du trafic routier.

Zambakro se soulève

Dans le centre-sud du pays, à Zambakro dans le District autonome de Yamoussoukro, l’école des forces armées a également connu des soubresauts. Des soldats de cette école militaire se sont mutinés ce mardi matin. Le mouvement s’est propagé à la ville de Yamoussoukro située à 15 kilomètres. « Il y a des tirs dans la ville. Partout les gens fuient se cacher. Mon neveu qui était à l’école est revenu en courant parce qu’il leur a été dit de rentrer à la maison », raconte à Politikafrique.info une habitante de la ville. Certaines sources attestent que ce soulèvement a coûté la vie à un habitant.

Ces agitations dans l’armée surgissent au lendemain de la confirmation du paiement de prime individuelle de 5 millions F CFA (8500 éléments), bruyamment revendiquée la semaine écoulée par des soldats issus de l’ex-rébellion et intégrés dans l’armée nationale.

La ville de Dimbokro, dans le centre-Est du pays, connait aussi des mouvements d’humeur des hommes en tenues. Selon des témoins joints par la rédaction, les gendarmes en poste dans la capitale de la région du N’zi sont sortis du peloton mobile. Et tiennent la ville. Tirant en l’air. « Les tirs ont commencé vers 11 heures 30 minutes. C’est du peloton mobile de la gendarmerie qu’on les entendait au départ. Maintenant, c’est dans toute la ville. Et les gendarmes continuent de parader », confirme Rose A. une habitante.

Bouaké à nouveau secoué

Bouaké, l’épicentre des récentes revendications militaires qui ont abouti au paiement de prime, a été à nouveau secouée. « Il y a eu des tirs de la gendarmerie. On était au palais de justice non loin de leur camp. 2 soldats sont sortis à moto et se sont mis à tirer en l’air pendant au  moins 10 minutes. C’était vers 11 heures 30. Mais depuis, les choses sont calmes », raconte un confrère sur place. D’autres informations en provenance de la capitale de Gbêkê indiquent que des mutins du précédent soulèvement ont encerclé la caserne de la gendarmerie de Bouaké pour empêcher ces derniers de sortir manifester.

L’ouest du pays n’est pas épargné. Les villes de Daloa et de Man ont également connu des bruits de bottes indiquent des sources. A Bangolo dans cette même partie de la Côte d’Ivoire, ce sont des élèves manifestant contre l’absence des enseignants, qui depuis la matinée de ce mardi ont érigé des barrages aux différents points d’entrée de la ville. Empêchant la libre circulation des automobilistes.
Source : La rédaction Politikafrique.info

Abonnement gratuit!!!

Abonnez-vous pour recevoir tous les actualités avec AZscoops

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *