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Randgold en conflit avec l’Etat Malien

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La grande société minière sud-africaine Randgold est en conflit avec l’Etat Malien qui lui exige de verser  une somme de 32 milliards de francs CFA. Le conflit opposant la société minière affiliée au géant multinational sud-africain, Randgold à l’Etat malien a aboutit à la fermeture des bureaux de l’entreprise.

Les bureaux du producteur d’or Randgold ont été fermés à Bamako par les autorités à cause d’un différend fiscal, mais le patron de cette multinationale l’a assuré: «le Mali est stratégique pour nous tout comme nous sommes stratégiques pour le Mali».

Le groupe sud-africain, essentiellement présent en Afrique francophone, estime que les autorités maliennes ont la main trop lourde en matière d’impôts et qu’une grande partie des taxes exigées sont injustifiées et sans fondement, en contradiction avec les conventions minières qui garantissent une stabilité fiscale. «Nous opérons au Mali depuis plus de 20 ans. Nous sommes un contribuable très important. Ce n’est pas comme si nous ne payions pas d’impôts», explique-t-il ; entre 7 et 11% du PIB du Mali.

Le différend, qui porte sur plus de 200 millions de dollars, vient de prendre une nouvelle tournure puisque le groupe, coté à la Bourse de Londres et au Nasdaq à New York, a annoncé lundi qu’il avait été contraint de fermer ses bureaux dans la capitale.

Randgold Resources s’est dit «déçu que le gouvernement malien soit allé encore plus loin dans leur différend fiscal de longue date en fermant les bureaux du groupe dans la capitale du pays, Bamako». Le groupe précise toutefois que cette décision n’affecte en aucun cas l’activité des mines.

«Le Mali est stratégique pour nous comme nous sommes stratégiques pour le Mali», lance M. Bristow. «Nous sommes un très grand acteur. Nous ne prévoyons pas d’aller ailleurs et nous sommes occupés à envisager de nouveaux investissements dans le pays», selon lui.cIl appelle toutefois à la «responsabilité», estimant que cette affaire devrait être résolue d’une manière ou d’une autre. «Si nous ne pouvons pas la résoudre, nous irons jusqu’à l’arbitrage et elle sera résolue», a-t-il prévenu. Le groupe a déjà porté l’affaire devant un tribunal international d’arbitrage, qui a tranché en sa faveur sur une partie du litige, avait souligné Randgold. La compagnie a précisé qu’une de ses mines, Loulo, s’est vue octroyer un remboursement de 29,2 millions de dollars pour «des taxes indûment perçues par l’Etat», selon elle.

En 2015, le bénéfice net de Randgold s’est établi à 189 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 1,4 milliard de dollars.

Rappelons effectivement que la Société des mines de Loulou (SOMILO) la société s’est finalement vue dans l’obligation de verser 15 milliards de F cfa, rien que pour garantir le retour des deux parties autour de la table des négociations.

SOMILO a également ainsi pu rouvrir ses bureaux et reprendre une activité partielle. Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé a en effet déclaré que « le paiement de ce montant est la seule condition pour rouvrir son bureau et libérer son compte bancaire ». Les observateurs rapportent d’ailleurs, dans le cadre du même dossier, que « deux autres sociétés de la multinationale (Gounkoto et Kankou Moussa) doivent, elles aussi, à l’Etat une somme globale de 19 milliards de F cfa, toujours en termes de TVA. »

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