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Togo: Des enseignants insatisfaits, 1000 autres recherchés pour recrutement

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Deux infos ont dominé le monde scolaire au Togo en cette semaine. Suite à la sortie médiatique de deux ministres du gouvernement togolais qui ont refusé toute discussion avec les syndicats des enseignants qui ont appelé à une nouvelle grève de 72 heures, les positions ont un peu bougé mais de façon encore opposée.

Si Atsou Atcha, le porte-parole de la coordination des syndicats a conseillé au gouvernement d’ouvrir les négociations au lieu de continuer à menacer, le gouvernement contre toute attente a lancé à compter du 12 décembre un concours national de recrutement d’enseignants du secondaire général.

Ce recrutement est pour le compte du ministère des Enseignements primaire, secondaire et de la Formation professionnelle. Il est ouvert à l’intention des Togolais des deux sexes.

L’objectif de ce recrutement est de renforcer la qualité de l’éducation et de déployer les enseignants sur tout le territoire.

L’annonce du concours pour lequel le gouvernement compte recruter 1000 enseignants suscite des polémiques. Pendant que certains togolais pensent que ce concours est lancé dans le but de remplacer les enseignants grévistes, d’autres regroupés dans l’Association des Étudiants du Togo a qualifié la décision d’une fuite de responsabilité de l’autorité.

Par rapport à la mise au point faite à la télévision nationale TVT par les ministres Gilbert Bawara de la Fonction publique, du travail et de la réforme administrative et son collègue Komi Paalamwé Tchakpélé des enseignements primaire et secondaire et de la formation professionnelle, la Coordination des Syndicats des Enseignants du Togo (CSET) a demandé à son tour un temps d’antenne au directeur de la télévision pour des droits de réponse.

Pour sa requête, la CSET a dans un courrier en date du 15 décembre écrit que « Dans le but de rétablir la vérité sur les allégations des membres du gouvernement, la CSET voudrait-elle par la présente demander l’exercice de son droit de réponse et ce, dans les conditions prévues par l’article 50 du code de la presse … ». Selon le code de la presse, la radio et la télévision sont tenues de diffuser les droits de réponse 48 heures après réception de la demande.

Enfin par rapport à ce qui se perçoit comme un bras de fer entre les syndicats des enseignants grévistes et le gouvernement qui se montre ferme, l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO) a dans une déclaration signée par Atcholi Kao, son Secrétaire Général interpellé le Chef de l’Etat.

Dans son courrier, l’ASVITTO demande au Président « Faure Gnassingbé de rappeler à l’ordre certains de ses collaborateurs car l’Etat doit être au service des citoyens et non pas le contraire ».

Mensah, Lomé, koaci.com

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